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samedi 24 janvier 2026

Qui êtes-vous Moyse Reynier

En janvier il est de bon ton de pister l’ancêtre de l’année. En 2026, la traque tend à débusquer un homme appartenant à la 11ème génération, du côté de la branche maternelle : le sosa 2026, sosa étant un repère pour distinguer les ancêtres des collatéraux

Retour dans la Drôme, dans le village verdoyant de Plan de Baix, au pied d’un fier rocher pour retrouver ma sosa 1013 Jeanne REYNIER une invisible mise en avant dans un billet l'an dernier. 

Jeanne, fille d’un Moyse REYNIER sur lequel je ne m’étais pas approfondi et d’une mère inconnue, avait deux cadets Zacharie et Isabeau. Jeanne épousait en 1645 Jacques SAUSSE mon sosa 1012 originaire de la Baume Cornillane.

Terre protestante oblige, l’acte de mariage était établi par un Pasteur, et manquaient trois filiations, hélas.

Rembrandt © Rmn 
 
S’ensuivit des errances dans des registres notariés (à défaut de registres paroissiaux détruits), la pioche d’un testament d’un jeune collatéral Pierre SAUSSE qui me mit sur le chemin de mon aïeul Jacques SAUSSE et par là de son ascendance.

Ma chère Jeanne REYNIER s’est donc alliée à Jacques SAUSSE un drapier, puis laboureur, à la signature bien reconnaissable, neveu d’un Jacques EYNARD capitaine-châtelain et petit-fils d’Antoine EYNARD châtelain de la Baume Cornillane.

Oh ces messieurs je les ai croisés dans mes divagations, leurs paraphes paradent au bas de nombreux actes. Avaient-ils tous des chapeaux au large bord, et une sobre collerette ou un strict rabat ?

Comme l’impression d’être observée du haut d’une branche de mon arbre.

***

Ma chère Jeanne ma sosa 1013,  qui était votre père Moyse REYNIER mon sosa 2026 ?

Puis-je retenir celui qui exerçait la fonction de capitaine-châtelain à Plan de Baix ?

Ce Moyse s’est marié avant 1633 avec Marguerite GRESSE d’une famille de notables des environs (chirurgien, drapier) et a eu au moins 4 enfants avec elle. Les indices semés par un passionné sur Geneanet m’interpellent fortement.

Marthe serait votre sœur, épouse de Jacques RODET un bourgeois de Beaumont et fils de notaire, d’ailleurs vous étiez la marraine d’un de leurs enfants.

Grève (oui c’est un prénom) serait votre frère, mentionné avocat au Parlement lors d’un baptême en 1664, il se serait réfugié en Suisse après la Révocation de l'Edit de Nantes compte tenu des persécutions religieuses et devenu bourgeois de Vevey.

Cliquer pour agrandir 


Ma chère Jeanne vous êtes a priori la fille aînée d’un premier lit de Moyse REYNIER qui a tenu à vous allier à une lignée implantée à proximité et acquise aux idées de la Réforme.

Fille d’un capitaine-châtelain, votre beau-grand-père exerce la même fonction pour le même seigneur, Plan de Baix et La Baume Cornillane dépendant des descendants de Catherine de Cornillan.

Moyse votre père, d’une famille de notable, instruit, représente localement l’autorité seigneuriale, veille au maintien de l’ordre, gère les terres, et ce vers 1660-1670. Dans une région du Dauphiné où la communauté protestante est importante, province-frontière avec la Savoie, il s'est trouvé confronté au passage de troupes, des réquisitions et des restrictions des pratiques du culte réformé.

Je ne sais si votre père a acheté ou hérité sa charge, des pans de son existence resteront inconnus, tout comme certains aspects de votre propre vie Jeanne. Il faut faire avec les archives détruites et celles qui ne sont pas accessibles. 

***

Le lecteur attentif aura compris qu’à ce jour il me paraît plausible que Moyse REYNIER soit un de mes ancêtres et aussi celui de proches IRL (In Real Life) dans la vraie vie.

Pensez-vous que je me fourvoie ? 




Sources
Geneanet : Précieux indices de l’arbre déposé sous le pseudo chamcro
AD 26 Plan de Baix BMS et actes notariés


samedi 5 avril 2025

Jeanne Reynier une invisible

Rameau caché plus ou moins, rameau fragile et précieux, qui nous relie à plus de quatre siècles d’écart avec Jeanne REYNIER notre lointaine ancêtre.

Jeanne dont le prénom signifie « Dieu pardonne ou Dieu est miséricordieux », et le patronyme Reynier, d’origine germanique, contraction de ragin et heri, peut être interprété comme « celui qui est prudent en temps de guerre » ou « celui qui donne de bons conseils dans les affaires militaires ».

Plan de Baix © Vallée de la Drôme Tourisme

Notre aïeule Jeanne naît vers 1620 à Plan de Baix un village situé en Dauphiné, aujourd’hui dans la Drôme. Son père se prénomme Moyse et sa mère est une mystérieuse inconnue, son frère Zacharie et sa sœur Isabeau sont ses cadets, de minces indices glanés.

En ce temps-là règne le jeune Roi Louis XIII, dont la mère Marie de Médicis a assuré la régence après l’assassinat de son père le Roi Henri IV.

L’enfance et la jeunesse de Jeanne se déroulent dans un village de plusieurs hameaux, et de fermes isolées, dont les habitants se livrent à l’activité agricole et pastorale : moutons et chèvres.

Ses jours s’écoulent dans un paysage dominé par le vert, vert cru des prairies, vert plus clair des jachères, vert sombre de taillis touffus de chênes ou de pins sylvestres, quelques vergers.

Au-dessus des champs, domine le fier rocher du Vellan, falaise taillée à pic de 1000 mètres environ dont la racine vel en langage préceltique signifie hauteur ou lieu perché. Sur ce plateau calcaire, des traces d’un oppidum gaulois et des remparts et fossé d’un château du Moyen-Age, à ses pieds coule la rivière la Gervanne.

Le Vellan, véritable signal, offre un panorama à 360 degrés allant des Cévennes au Vercors, lieu idéal pour contempler et méditer, lieu idéal pour les randonneurs dont certains descendants de Jeanne.

Gallica extrait carte Drôme

Plan de Baix fait partie des villages où la Réforme s’implante facilement et il existe un temple dès 1617, mais sans pasteur, celui de Beaufort faisant le service.

En 1635 le vicaire général de Die, dans le procès-verbal de sa visite, note 20 maisons catholiques et 40 maisons huguenotes, la présence d’un maître d’école protestant, il précise que le cimetière sert pour les catholiques et ceux de la religion dite RPR (Religion Prétendue Réformée).

L’église obscure a besoin de fenêtres surtout du côté du vent, le chœur n’est pas complètement couvert de tuiles, il n’est pas blanchi et pavé, de même que la nef. Il y a les ornements nécessaires, mais point de ciboire ni de lampe ou de confessionnal, de plus le presbytère est ruiné.

Jeanne grandit et, comme toute jeune fille prépare son trousseau aidée par ses proches, Sieur Moyse REYNIER son père se préoccupe de son mariage, il en est ainsi à cette époque.

Un dimanche ensoleillé, et peut-être venteux, le 14 mai 1645, Jeanne REYNIER et Jacques SAULCE ou SAUSSE originaire de La Baume Cornillane unissent leur destinée. Le couple reçoit la bénédiction du Pasteur Burnat en présence du Notaire Béranger.

AD 26 Plan de Baix extrait mariage 1645

Sieur Moyse qui êtes-vous, cher Jacques qui est votre père, quel métier avez-vous exercé, Maître Bérenger êtes-vous Maître Bérangier notaire de La Baume Cornillane dont certaines minutes paraissent être conservées ? Faut-il farfouiller dans les registres à l’austère graphie pour dénicher un hypothétique contrat de mariage ?

Une nouvelle vie pour Jeanne et Jacques SAUSSE qui accueillent au moins quatre enfants, Marguerite, Isabeau, Jacques et Sarah, nés à La Baume Cornillane. 

Vous étiez tous présents lors du contrat de mariage d’Isabeau en 1683, contrat plein de surprises, liens révélés et contés dans un rendez-vous ancestral : passez les écouter. 

Les temps deviennent durs pour les protestants lorsque le Roi Louis XIV révoque en 1685 l’Edit de Nantes qui accordait la liberté de culte : les temples sont rasés, les pasteurs expulsés, les biens de ceux qui ont choisi l’émigration sont confisqués.

Les missionnaires bottés, soldats du souverain absolu, sèment la terreur lors de dragonnades, des réformés se convertissent, abjurent du bout des lèvres, et sont surveillés en tant que nouveaux convertis.

Jeanne est marraine d’un enfant en 1687 baptisé à l’église de La Baume Cornillane, s’y marient ses deux derniers enfants, la chaîne des générations s'est poursuivie.

Depuis son coin de Dauphiné au pied du Vercors, invisible et discrète, Jeanne REYNIER nous tend la main. 



Sources
AD 26 Plan de Baix BMS
La Baume Cornillane BMS

samedi 30 janvier 2021

Jean Louis Savoye bénatier

Anne Durand sosa 229 la fille cadette de Moyse Durand et Isabeau Arnoux voyait les années passer, elle avait plus de 26 ans et son trousseau était quasiment prêt, elle était marraine depuis 1727 d’une petite Anne sa nièce, fille de sa sœur aînée Gabrielle qui avait fait un bon mariage.

Anne était-elle soucieuse de cette situation, faisait-elle confiance au choix paternel ? Les registres ne le diront jamais, avait-elle remarqué depuis quelque temps un gars venu de la vallée de la Gervanne, qui s’était installé à Montmeyran dans la plaine du Valentinois ?

Toujours est-il, que le jeudi 1er octobre 1733, dans l’église de Montmeyran, Anne mon aïeule épousait Jean Louis Savoye sosa 228 originaire de Montclar sous les auspices du toujours présent Curé Morier. Inspiré cette fois le prêtre précisait la filiation de l’heureux élu et s’appliquait pour désigner les témoins.

Etaient témoins Claude Mary le beau-frère d’Anne, Charles Arnoux, Pierre Durand de La Baume apparentés ou pas ces derniers ? Du côté de l’époux était présent Louis Savoye.

Montclar sur Gervanne

La vallée de la Gervanne, du nom de l’affluent de la rivière de la Drôme qui donna son nom au département, est un havre de paix à 1000 mètres d’altitude dans le Vercors, coin idéal pour les randonneurs.

Montclar édifié sur une butte conserve une de ses deux portes - dite Bayard - à l’entrée principale du village, un chemin de ronde subsiste partiellement, des maisons alignées de pierres sèches. Là-haut tout au sommet après une bonne grimpette, l’église romane Saint-Marcel du 12ème siècle est toujours présente, à défaut du château disparu et un panorama à couper le souffle. Je ne fabule pas, j’y suis passée, hélas trop rapidement.

Fils cadet d’Abraham Savoye et de Jeanne Chenebier, Jean Louis Savoye est baptisé le 19 décembre 1706 par le curé de Montclar, il grandira au sein d’une fratrie d’au moins 5 enfants .

Travailleur de terre, Abraham et les siens demeuraient peut-être au hameau de Vaugelas en contre-bas doté d’une petite église paysanne. Le couple perd une fille dénommée Marguerite âgée de 15 ans, sa mère s’en est allée informer le curé : déclaration ainsi libellée :

« Le dix-sept mars mille sept cent quatre Jeanne Chenebier m’a déclaré que Marguerite Savoye âgée de quinze ans et trois mois était morte le douze de ce mois et que son mari Abraham Savoye l’a faite enterrer dans un sien champ près de la grange. Je n’ai pas été averti de sa maladie et je ne l’avais jamais vue à l’église, ainsi le certifie. »

AD 26 BMS Montclar décès Marguerite Savoye 

Beaucoup plus tard en 1733, toujours une femme s’en va informer le prêtre du décès de son beau-père :
« Ce huitième mars mille sept cent trente-trois, j’ai été averti par Jeanne Marie Chastel que Abraham Savoye son beau-père était décédé le jour d’hier âgé d’environ quatre-vingt-dix-sept ans sans avoir été averti pour lui aller administrer les sacrements. »

Ces formulations du curé révèlent des paroissiens pas spécialement assidus aux offices, des nouveaux-convertis. La déclaration de la bru m’a fait découvrir un fils aîné Pierre Savoye, resté au pays avec ses enfants, son frère Vincent Savoye s’est marié et installé à Châteaudouble, village disons plus attractif.

***

Le cadre et entourage de Jean Louis Savoye brièvement retracé, dans sa nouvelle vie à Montmeyran, mon ancêtre aura 8 enfants avec Anne Durand : 5 fils hélas feront un passage trop rapide sur cette terre. D’une petite Marie je n’ai que son baptême, le cadet Moyse prénommé comme son grand-père a failli être mon ancêtre et par la suite s’est avéré être un collatéral…

Le bon aïeul est Etienne Savoye, baptisé en 1740, marié en premières noces « au Désert » par le pasteur avec Marie Richard : je l’ai déjà évoqué dans un billet sur sa fille le petit monde de Marianne Savoye 

AD 26 BMS Montmeyran baptême Etienne Savoye 


Est alors me dites-vous pourquoi la mention de bénatier dans le titre : fort inspiré le vicaire lors du baptême de l’enfant né en 1748 a précisé le métier du père à ce moment-là.

Un bénatier fabrique des bénates, en assemblant des bâtons de bois avec de l’osier et de la ficelle pour former des espèces de paniers. Mon ancêtre a pu exercer d’autres activités, tout indice est à grapiller. Dans les salines, les bénates contenaient 12 pains de sel, ici elle devaient servir pour le négoce et le transport de produits. 

Juste quelques lignes axées sur un couple d'ancêtres à la 8ème génération, très modestes traces de vie pour  Jean-Louis Savoye et Anne Durand entre Montclar sur Gervanne et Montmeyran faute de pouvoir accéder aux archives notariales. Leur petite-fille épousant Jacques Arnoux cette branche me relie à ma grand-mère Isabelle, par là elle a toute sa place. 
 




en lien avec cette branche



Sources 
AD 26 BMS Montclar et Montmeyran
Relevés EGDA 
Photo La Drôme Tourisme




samedi 2 septembre 2017

Jean Bérard mendiant

En parcourant les pages du registre de la  commune de Beaufort sur Gervanne dans la Drôme, j’avais mis sous le coude un acte en raison d’une signature.

Finalement avec la nouvelle suggestion de Guillaume, du blog "Grenier des Ancêtres" d'adopter un ancêtre  #AdopteUnAncêtre,  si je vous proposais un billet pour cet "adopté" croisé en Dauphiné.

En l’an neuf de la République, le vingt deux fructidor, ou si on se rapporte au calendrier grégorien le 9 septembre 1801, était décédé à 4 heures du matin- à l’âge de 68 ans - Jean BERARD profession de mendiant.


Gallica - Les Gueux - J. Callot
 
Le défunt est dit veuf, natif de Châteaudouble et fils de Jean BERARD et Marguerite BERARD du lieu de Châteaudouble. Cette déclaration précise, recueillie par le Maire, est faite par Claude VINCENT (un très lointain grand-oncle) et par Mathieu CHAGIER maréchal ; témoins qui savent signer.

Etant intriguée, j’ai eu envie de me promener à Châteaudouble, village au pied du Vercors.

J’ai ainsi trouvé sur le registre de cette commune, que Jean BERARD était le fils d’un autre Jean BERARD et de Marguerite BERARD. Il a été baptisé le 26 février 1733 avec pour  parrain Sieur François PEYRACHE drapier et pour marraine Elisabeth GUERIMAND son épouse. Outre les signatures de ces derniers, il y a 3 belles signatures de nommés BERARD, dont une Suzette.


 
Continuant à être intriguée, après un petit tour sur Généanet, j’ai repéré le mariage des parents de Jean BERARD et découvert qu’il était l’aîné d’une fratrie nombreuse.

Jean BERARD et Marguerite BERARD se sont unis le 11 mars 1732 en l’église de Châteaudouble. Cette union fait suite à une bulle de dispense du 2e au 3e degré de consanguinité obtenue le 21 février précédent en la Vice-légation d’Avignon et délivrée par Messire Denis Drouet, Vicaire de Monseigneur l’Evêque de Valence destinataire de la bulle. Les mariés apposent leurs signatures, tout comme les 5 témoins, révélant une certaine aisance dans la famille.


Le prêtre indique que les mariés sont des nouveaux convertis, et que le dimanche d’avant, au cours de la messe paroissiale, ils avaient fait profession publique de la Religion Catholique apostolique et romaine. Le grand jeu des formalités, pour une famille qui avait dû  renoncer aux idées de la Réforme.

Là j’ai arrêté ma digression sur la famille du regretté Jean BERARD dit mendiant, qui m’a confortée dans l’idée qu’un coup d’œil sur les actes dévoile des éléments supplémentaires.

Jean BERARD était mendiant certes, seul vraisemblablement, mais connu dans le village, puisque les témoins énoncent son l’identité.


Sources Archives Départementales Drôme
EC Beaufort sur Gervanne an X1-1812 vue 92
BMS Châteaudouble 1643-1740 RC vue 260 et vue 267

 

vendredi 12 mai 2017

Demoiselle Polixène

C’est tout simplement la sépulture en 1776 d’une enfant noble, de 2 ans 28 jours, sur la petite commune de Beaufort sur Gervanne dans la Drôme, croisée au fil des pages d’un registre. Le rédacteur de l’acte s’est appliqué d’une belle écriture, compte tenu de la filiation de ladite demoiselle.
 
Gallica - Fillette - Antoine Watteau
 « Le dix neuf janvier mille sept cent soixante et seize dans l’église paroissiale de Beaufort a été ensevelie par moi curé commis soussigné,
le corps de demoiselle Polixène de Clerc la Deveze morte le jour précédent âgée de deux ans vingt huit jours, fille naturelle et légitime de très haut et très puissant Seigneur Pierre Paul René François Marquis de Clerc la Deveze, chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis Seigneur du présent lieu de Beaufort, Gigors, Pierrerue, Ferrieres, Rieussales et autres lieux…
et de très haute et très puissante Jane Magdeleine Angélique de la Tour du Pin Montauban son épouse
Ont assisté à la sépulture Demoiselle Magdeleine Portier Carierre, Demoiselle Marianne Martin Portier, Jean Nier et François Berard,  le premier de ce enquis et requis
Rochan curé commis »


On est au début du règne de Louis XVI : Demoiselle Polixène est ensevelie dans l’église car par son père elle est issue d’une famille originaire de Saint-Pons en Languedoc, et par sa mère elle a un enracinement dans le Dauphiné.

Son grand-père Jean-François, marquis de Clerc La Devèze, brigadier des armées du Roi Louis XV, mourut en 1748 des suites des fatigues qu'il essuya (sic) dans l'île de Cazau dont M. de Lowendal lui avait confié le commandement pendant le siège de la ville de Berg-op-Zoom, dans les Provinces-Unies. On est là dans un épisode de la guerre de Succession d'Autriche.

De son mariage avec Marie Renée Lucrèce de La Tour du Pin Montauban, il laissa entre autres enfants, Pierre Paul René François, marquis de Clerc La Devèze, né en 1736.

Ce dernier, père de Polixène, fut page du Roi à la petite écurie, puis capitaine d'infanterie, marié en 1763 avec Madeleine Angélique de La Tour du Pin Montauban, sa cousine germaine, dont il eut deux fils jumeaux, nés le 22 octobre 1766.

L'un des frères de Polixène fut le marquis de Clerc de La Devèze, père de Raoul de Clerc de La Devèze. Celui-ci, membre du conseil général de l’Aisne son département, fut élu représentant du peuple à l'Assemblée législative au mois de mai 1849 pendant la courte seconde République.

Petit clin d'œil  avec des serviteurs du pays, qui bizarrement, relie deux départements concernés par mes recherches.
                         
Avait-on expliqué à l’enfant qu’elle tenait son prénom de la mythologie grecque, princesse troyenne, fille de Priam et d’Hécube, qui fut aimée d’Achille…

Claude VINCENT armurier et maitre-serrurier, son épouse Louise ROLLAND (mes ancêtres sur Beaufort sur Gervanne) et leurs enfants, avaient-ils croisé la petite Demoiselle ou ses très hauts et puissants parents … En tout cas les  gentes dames qui sont les témoins pour Polixène, furent marraines des enfants du couple. 


Sources : Annuaire de la noblesse de France 1851 page 352
Gallica/BnF : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36579p/f371.item